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23/11/2011

OUATTARA FERME LES UNIVERSITES DE COCODY ET D'ABOBO-ADJAME ET OUVRE CELLES DE BOUAKE ET L'URES DE KORHOGO

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Malheureusement, la réalité est toute autre ! Celles d’Abidjan ne sont pas plus sinistrées que l’Université de Bouaké. Et pourtant, les cours ont lieu depuis plusieurs semaines à Bouaké.


La fermeture des universités de Cocody et d’Abobo-Adjamé, et paradoxalement l’ouverture de l’Université de Bouaké et de l’Unité régionale de l’enseignement supérieur (Ures) de Korhogo par le régime Ouattara donnent lieu à une exclusion de taille. Et c’est à juste titre que la communauté universitaire et les Ivoiriens interprètent négativement cette décision sélective d’Alassane Ouattara. Certains enseignants du supérieur et des chercheurs, une bonne partie du personnel administratif et technique des universités publiques n’hésitent pas à qualifier la mesure du chef de l’Etat de graves injustices et d’incohérences flagrantes. Alors que plus de cinquante mille étudiants sont privés du savoir, les enseignants du supérieur et chercheurs, et le personnel administratif et technique mis au chômage technique, l’université de Bouaké, curieusement, fonctionne, si l’on s’en tient aux informations recueillies auprès de certains enseignants. Deux poids, deux mesures ! Personne n’aurait trouvé à redire si l’Université de Bouaké n’était passinistrée. Malheureusement, la réalité est toute autre ! Celles d’Abidjan ne sont pas plus sinistrées que l’Université de Bouaké. Et pourtant, les cours ont lieu depuis plusieurs semaines à Bouaké.
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Pourquoi la tutelle n’a-t-elle pas fermé également cette université pour sa réhabilitation ? Une université sous-équipée de façon criante en infrastructures. Or donc, le régime Ouattara peut-il faire fonctionner une université sinistrée ?! Si tel est le cas, pourquoi les étudiants des Universités de Cocody et d’Abobo ne sont pas autorisés à suivre les cours dans les amphithéâtres, les salles de travaux pratiques et de travaux dirigés de ces deux universités. Les étudiants de Bouaké seraient-ils venus d’une autre planète au point de bénéficier des largesses du régime Ouattara ? Ou seraient-ils des inconditionnels de Ouattara pour qu’ils bénéficient d’une grande attention du pouvoir en place ? N’oublions pas que Bouaké avait été, depuis 2002, le fief de la rébellion et que ces étudiants dont il s’agit et qui suivent actuellement ces cours de rattrapage sont restés à Bouaké aux côtés des rebelles, témoins de leurs exactions. Les étudiants patriotes de Bouaké au même moment avaient préféré fuir les rebelles et la ville assiégée pour se retrouver dans l’ex-zone gouvernementale. L’ouverture de l’Ures de Korhogo n’est pas également fortuite. Les cours se poursuivent dans l’ancien bastion de la rébellion. Les fermetures des universités de Cocody et d’Abobo-Adjamé, et de l’Ures de Daloa, qui est un département de l’Université d’Abobo-Adjamé, sont en réalité des sanctions voilées dirigées contre les étudiants qui y sont inscrits. Des étudiants patriotes qui se sont dressés contre l’imposture. L’ouverture de l’université de Bouaké et de l’Ures de Korkogo est donc une récompense pour tous ces étudiants qui ont flirté avec la rébellion depuis 2002. Certainement que d’autres avaient pris les armes contre la mère patrie. Pendant qu’à l’Ures de Korhogo, un département de l’Université de Bouaké, on suit tranquillement les cours d’agropastorale et géotechnique, à l’Ures de Daloa, les cours des sciences de la nature et de l’environnement ne sont plus qu’un vieux souvenir.



Charles Bédé

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