topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

22/11/2011

Laurent Akoun depuis Bonoua : “Bientôt, Gbagbo va nous rejoindre !”

notre voie.jpg

A sa suite, Koua Justin, le Secrétaire national par intérim de la Jeunesse du Fpi, a invité les jeunes au combat pour la vie et la démocratie dont le sort est désormais entre leurs mains. Pour lui, la démocratie et les idéaux du président Laurent Gbagbo ne doivent pas être assassinées : « Si Laurent Gbagbo doit aller à la CPI, ce sera en compagnie d’Alassane Ouattara et de Soro Guillaume ! », a-t-il soutenu.


Le Secrétaire général par intérim du Fpi a affiché, samedi dernier, son optimisme quant à la libération du Président Laurent Gbagbo, détenu depuis 7 mois dans le nord du pays. « Le Président Laurent Gbagbo se porte bien. Bientôt, il va sortir pour nous rejoindre. Et s’il sort, Dieu seul sait le nombre de livres de qualité qu’il va pondre » a déclaré Laurent Akoun, à l’occasion d’un meeting organisé par son parti à la place Kadjo Amangoua de Bonoua. Comme pour dire que le président ivoirien ne se tourne pas les pouces et qu’il travaille malgré son éloignement et sa détention.
Laurent Gbagbo en prison, « c’est en réalité, selon Akoun, 51% de la population ivoirienne qui croupissent dans les geôles d’Alassane Ouattara ». Il a donc demandé aux populations et aux militants du Fpi de se mobiliser pour reprendre le pouvoir d’Etat car « la politique de Alassane Ouattara ne vaut rien et ne peut en aucun cas sauver les Ivoiriens ».
A propos de la tentative d’étouffement du meeting de son parti par les Frci, il a exigé des tenants du pouvoir, le respect des différences quand on veut faire de la politique. En attendant, il a exhorté ses camarades à reprendre le combat pour reconquérir le pouvoir d’Etat. Parlant des méchancetés déversées par Bédié et Ouattara sur le président Gbagbo, Akoun a dit ne pas comprendre les agissements de ces deux alliés qui ont reçu chaque mois, du président Laurent Gbagbo, la somme 10 millions FCFA, chacun, de 2005 à 2010, pour vivre ! « Ils veulent à tout prix le rayer en monnaie de singe, c’est peine perdue » a fait remarquer l’orateur.
flo.jpg

Parlant du soutien de la France et des Etats-Unis au couple Ouattara-Bédié pour réprimer le président Gbagbo et ses partisans, Le secrétaire général du Fpi a dit à ses militants que « personne ne peut être fort tout le temps ».
Pour ce qui est des élections législatives programmées par Ouattara le 11 décembre prochain, Laurent Akoun a répété que le Fpi n’a pas de candidat. « Mais, ce n’est pas le Fpi qui refuse d’aller à ces consultations électorales. Ce sont plutôt Bédié et Ouattara qui ne veulent pas que le Fpi aille aux élections. Car ils ne respectent pas les règles de la compétition », notamment les conditions techniques posées par le Fpi : « Nous prenons acte de la volonté de Bédié et de Ouattara de nous exclure et dans quelques jours, nous indiquerons la conduite à tenir aux Secrétaires fédéraux et aux secrétaires généraux de sections, car nous ne les accompagneront jamais quoiqu’ils fassent !» a martelé Akoun, à la joie de la foule.
Au nom du président du président du Fpi, Miaka Ouretto, Akoun Laurent a exprimé sa sympathie et sa compassion pour les drames, les traitements inhumains, dégradants et le traumatisme vécu par les militants du Sud Comoé. Des actes à pardonner et non à oublier. A ce titre, il a déclaré ne pas comprendre que « le pouvoir actuel parle de réconciliation alors que Laurent Gbagbo notre fétiche, sa femme et plusieurs cadres sont humiliés et jetés en prison. Mais, comme c’est la république des vainqueurs, qu’ils avancent d’abord et nous, on suivra après » préconise le secrétaire général du Fpi.
A sa suite, Koua Justin, le Secrétaire national par intérim de la Jeunesse du Fpi, a invité les jeunes au combat pour la vie et la démocratie dont le sort est désormais entre leurs mains. Pour lui, la démocratie et les idéaux du président Laurent Gbagbo ne doivent pas être assassinées : « Si Laurent Gbagbo doit aller à la CPI, ce sera en compagnie d’Alassane Ouattara et de Soro Guillaume ! », a-t-il soutenu.
Outre Koua Justin, le Secrétaire général du Fpi avait à ses côtés ses collaborateurs de la direction, Tiédé Jean Gervais et Tapé Kipré, les ex-prisonniers Ettien Amoakon, Dassé Jean-Martin, les députés Angbozan Angbozan, Sanogo Aboubacar, Séry Dagrou et Kouakou Kra, ainsi que bien d’autres cadres du parti. Laurent Akoun a surtout loué le sens républicain du Sous préfet de la ville. Séance tenante, les militants ont cotisé spontanément la somme de 121.000 Fcfa comme contribution de Bonoua à l’appel à la solidarité lancé par le Directeur général de Notre Voie pour la reconstruction du siège dudit quotidien saccagé et pillé par les hommes armés de Ouattara.



Vincent Deh

13:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.