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24/10/2011

TRANSFERETEMENT DU PRESIDENT GABGBO A LA CPI. LE FPI S’INDIGNE, DENONCE CETTE CAMPAGNE INSIDIEUSE ET RASSURE LES IVOIRIENS

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Depuis plusieurs semaines, l’air est pollué en Côte d’Ivoire, par l’information relative à un éventuel transfèrement du président Laurent Gbagbo, devant la Cour Pénale International. Certains organes de presse en font même leurs choux gras. Face à ce qui a tout d’une campagne savamment orchestrée aux fins de préparer l’opinion à cette éventualité,


Depuis plusieurs semaines, l’air est pollué en Côte d’Ivoire, par l’information relative à un éventuel transfèrement du président Laurent Gbagbo, devant la Cour Pénale International. Certains organes de presse en font même leurs choux gras. Face à ce qui a tout d’une campagne savamment orchestrée aux fins de préparer l’opinion à cette éventualité, le Front populaire ivoirien (FPI) a décidé de réagir. Vigoureusement. Dans ce communiqué (à paraître, sans doute demain dans la presse écrite ivoirienne, mais dont il a reçu copie ce dimanche 23 octobre 2011) le FPI condamne cette campagne insidieuse, s’en indigne fortement, rassure le peuple ivoirien et en appelle à la mobilisation et à la vigilance de tous.


Depuis quelque temps, on parle de plus en plus du transfèrement du Président Laurent GBAGBO et de certains de ses collaborateurs civils et militaires devant la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas, afin d’y être jugés pour crimes de guerre ou crimes contre l’humanité.


L’information donnée par les nouvelles autorités du pays a été relayée par la presse, afin de préparer l’esprit du peuple de Côte d’Ivoire à cette entreprise irréalisable, pour être irréaliste. La même information a été amplifiée à l’occasion de l’arrivée du Procureur Luis MORENO-OCAMPO de la CPI, dans le cadre de l’enquête que la Chambre Préliminaire III l’a autorisée à ouvrir « sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d'Ivoire. » On a même annoncé qu’il venait chercher le Président Laurent GBAGBO. Cependant, il n’en a rien été, au cours du séjour en terre ivoirienne du Procureur OCAMPO dont les services poursuivent les enquêtes.


Malgré cela, la campagne de préparation des mentalités au transfèrement du Président Laurent GBAGBO se poursuit de plus belle. Il est, en effet, présenté comme le suspect n°1 par des mains obscures qui se servent, comme toujours, de la presse nationale et internationale, pour saper le moral des populations.


Le Front Populaire Ivoirien (FPI), en parti responsable, soutenu par ses alliés du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), s’est engagé avec les nouvelles autorités depuis le 29 septembre 2011 dans un dialogue politique républicain, pour recoller les morceaux du tissu social déchiré par une décennie de crise armée. Ce dialogue se poursuivant, le FPI élève une vive protestation contre une telle campagne de déstabilisation de l’harmonie précaire qui règne dans le pays.


Par ailleurs, le FPI s’interroge sur les vrais mobiles de cette campagne qui tend à biaiser d’une part, l’action judiciaire de recherche de la vérité et, d’autre part, le processus de réconciliation prônée en Côte d’Ivoire.


En effet, veut-on rendre le Président Laurent GBAGBO seul responsable des faits criminels reprochables aux forces armées en présence, lorsqu’on sait que celles-ci obéissaient à des commandements distincts ? Peut-on raisonnablement dégager la responsabilité des chefs politiques de l’ex-rébellion armée parce qu’ils sont aux commandes du pays et retenir seulement celle des militaires qui exécutaient leurs ordres sur les fronts de guerre ?


Si Laurent GBAGBO est responsable des crimes qu’auraient commis l’armée de Côte d’Ivoire, pourquoi OUATTARA et SORO ne le seraient pas pour ceux commis par « leurs armées » pendant la rébellion et la crise postélectorale ? Pourquoi indexer le responsable d’un seul camp et couvrir ceux de l’autre, alors qu’il est fait état de ce que des militaires auraient commis, de part et d’autre, des crimes pouvant relever de la compétence de la CPI ?


Le FPI dénonce ces dérives et prend l’opinion nationale et internationale à témoins sur les manœuvres en cours. Il rassure ses militants et le peuple ivoirien qu’il ne se laissera pas prendre à un quelconque piège. Il usera de tous les moyens légaux, pour s’opposer à une justice à deux vitesses aussi bien dans les procédures diligentées en Côte d’Ivoire que dans celles qu’engagera la CPI.


En tout état de cause, le FPI s’oppose à tout transfèrement du Président Laurent GBAGBO devant cette Cour à La Haye.


Il en appelle, conséquemment, à la mobilisation et à la vigilance de tous et de chacun, pour poursuivre le combat de la vérité, de la justice et de la démocratie, piliers de l’action du Président Laurent GBAGBO dont la libération et celle de ses collaborateurs constituent la priorité du moment. C’est un passage obligé pour la paix en Côte d’Ivoire.


Fait à Abidjan, le 24 octobre 2011


Laurent AKOUN

Secrétaire Général & Porte-parole du FPI

08:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Il est temps pour s' amuser et un temps revenir honnêtement responsable et raisonnable. Si les rumeurs de ce trans-ferment s' avère fondé, sincèrement ils nous trouverons sur leurs chemins. Nous avons vu leurs pratiques de l' acharnement tout en Libye. Nous devons nous armer de vigilance.

Écrit par : tchiale | 24/10/2011

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