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18/10/2011

ISSIA : LES MILITANT DU RDR SEMENT DESORDRE ET "LOI DE LA FORCE"

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Pourtant, les militants du Rdr ne veulent pas qu’il exerce ses fonctions. Pourquoi donc, malgré le respect des dispositions légales et même l’arrêté du ministre, les militants du Rdr s’en prennent-ils au maire intérimaire ?


La ville d’Issia a connu des troubles au début du mois d’octobre. Les autorités municipales et le préfet ont été les cibles de violences orchestrées par des militants du Rdr. Notre reporter a enquêté sur les origines de ce subit accès de fièvre.
Issia, la cité du Rocher, affiche un calme plat ce mercredi 12 octobre. Les commerçants et les transporteurs vaquent tranquillement à leurs occupations. Un calme et une sérénité qui tranchent avec les troubles que la ville a connus une semaine plus tôt, précisément le 6 octobre. Mais une visite au maire intérimaire, Francis Gbaloa Atty, permet de comprendre que le calme qui règne sur la ville n’est que trompeur. Parce que, explique le maire, certains militants du Rassemblement des républicains (Rdr) ont décidé d’embraser Issia en s’attaquant aux autorités municipales et au préfet du département. «J’avais fait fermer la mairie. C’est seulement ce mercredi que nous avons ouvert. Ce calme que vous voyez est un calme précaire. Nous travaillons dans la peur et on ne sait plus où on va», avoue, assis dans son bureau, Francis Gbaloa Atty, celui qui fait désormais office de maire intérimaire désigné par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. La maire, Adèle Dédi Tapé Mazon, étant dans le lot des nombreux prisonniers du nouveau pouvoir à Boundiali, au nord de la Côte d’Ivoire.
Francis Atty s’empresse de brandir l’arrêté ministériel le nommant. On peut bien lire : arrêté n° 341/ MEMI/ DGDD/DTA du 20 septembre 2011. Et les ampliations bien mentionnées indiquent, entre autres, la Présidence de la République, le Secrétariat général du gouvernement, la préfecture d’Issia, la mairie d’Issia et la trésorerie municipale d’Issia.
Et le maire intérimaire de préciser que ce sont les adjoints au maire d’Issia qui se sont réunis pour faire de lui le maire intérimaire de la commune en sa double qualité de 4ème adjoint et unique maire résident. Selon lui, ce sont les textes qui autorisent que le maire intérimaire soit désigné parmi les adjoints, mais privilégient le maire résident. Au dire de notre interlocuteur, le ministre de l’Intérieur s’est aligné sur le choix des adjoints au maire.
Pourtant, les militants du Rdr ne veulent pas qu’il exerce ses fonctions. Pourquoi donc, malgré le respect des dispositions légales et même l’arrêté du ministre, les militants du Rdr s’en prennent-ils au maire intérimaire ?
Les origines de la crise

«Des militants du Rdr ont ouvertement dit qu’ils ne veulent plus d’un maire bété. Ils ne veulent plus d’un président du conseil général bété et ils ne veulent plus d’un député bété », explique M. Francis Atty. « Le préfet a décidé de me présenter officiellement aux populations le jeudi 6 octobre. Mais des militants du Rdr sont venus s’opposer. Ils scandaient haut et fort qu’ils ne veulent plus de maire bété et ont accusé le préfet de vouloir installer un maire bété. Ces militants sont passés à la mairie, au conseil général, avant d’aller nous prendre en otage dans le bureau du préfet. Où il y avait le préfet, le vice-président du Conseil général, Toh Loué, le chef du village de Fraziguia, Oréga Adama, et moi-même », relate-t-il.
Selon lui, leurs agresseurs prétendaient agir sur ordre d’Aly Sylla, secrétaire départemental du Rdr et conseiller municipal d’Issia.
Le 8 octobre, les adjoints au maire convoquent une réunion restreinte. Mais à peine se sont-ils installés dans la salle de délibérations que les mêmes militants du Rdr ont refait surface avec une rare violence et des propos orduriers à l’endroit de Jacques Kpassagnon Ménéhouan, maire adjoint. « Ils ont fermé les portails de la mairie, cassé les chaises de la mairie et jeté des cailloux sur la toiture de la mairie », fait remarquer Gbaloa Atty. Qui indique que les mêmes militants se montraient très menaçants. «Vous êtes des assassins et l’heure est venue de vous tuer», croit avoir entendu notre interlocuteur.
Sur leur lancée, les agresseurs se sont rués sur Jacques Ménéhouan, qui a été sérieusement violenté. « Les militants du Rdr disent qu’ils ne veulent plus d’un maire bété, ni d’un conseil général bété, ni d’un député bété. Ils m’ont traité de tous les noms. Ils m’ont injurié, insulté ma mère et m’ont enfermé dans les locaux des Frci d’Issia. C’est l’Onuci de Daloa qui est venue me libérer et qui m’a accompagné dans mon village à Korékipra. Ces militants disent que j’aurais distribué des armes aux jeunes qui les ont utilisées pour tuer leurs parents », témoigne Jacques Ménéhouan.
Le préfet pris à partie

«Le lundi 10 octobre, les mêmes ont récidivé en allant demander le départ du préfet. Mais ils ont été empêchés par l’Onuci qui a positionné deux chars et des véhicules de type 4X4 », souligne le maire Gbaloa Atty.
«La paix et la réconciliation doivent se ressentir dans le comportement. C’est Dieu qui a fait que le pire n’est pas arrivé », ajoute le conseiller Ibo Gnobo.
Quant au préfet d’Issia, Olivier Ossey Achi, il confirme tous les propos haineux tenus par les militants du Rdr et tous leurs actes posés contre les autorités municipales et contre sa propre personne. « Le conseiller Aly Sylla a dit qu’il est intéressé par le poste de maire d’Issia. Mais je lui ai fait savoir qu’en tant que 32ème conseiller municipal sur 35, son rêve d’être désigné maire intérimaire n’est pas réalisable. L’arrêté est fondé sur le droit. C’est un arrêté signé du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur. Tant que nos lois et règlements n’ont pas changé, l’arrêté est inattaquable. Ce sont les textes qui veulent qu’on désigne l’intérimaire parmi les adjoints et les mêmes textes veulent un maire résident. On suit la légalité », a fait savoir le préfet.


Benjamin Koré, Notre Voie

10:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Ces imbéciles savent au moins qu'issia est un village Bété.Et que les lois démocratique ont été respectées.Connaissent-ils le mot "légalité" sinon Ado ne serait pas leur mentor.Que Dieu ait pitié de nous.

Écrit par : Marie21 | 18/10/2011

vous savez que ceux là n'ont aucune culture juridique avec eux tout s'obtient par la force

Écrit par : sy abdel kader | 19/10/2011

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