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14/10/2011

Justin Koua, secrétaire par intérim de la Jfpi : “Seul Gbagbo peut annuler notre meeting”

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L’intérimaire de Konaté Navigué est formel : « notre meeting aura bel et bien lieu. Seul Laurent Gbagbo peut nous demander de l’annuler ».


Suite à la frilosité qui s’est emparée du pouvoir depuis l’annonce du meeting de la Jfpi et les rumeurs qui entourent ce grand rassemblement, Notre Voie a échangé hier par téléphone avec Justin Koua, secrétaire national par intérim de la JFpi. L’intérimaire de Konaté Navigué est formel : « notre meeting aura bel et bien lieu. Seul Laurent Gbagbo peut nous demander de l’annuler ». En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko, a reçu à son cabinet, mercredi dernier, à sa demande, une délégation du Cnrd/Fpi. Entre autres sujets, Hamed Bakayoko a évoqué avec la délégation conduite par le président par intérim du Fpi, Sylvain Miaka Oureto, le meeting de la jeunesse du Fpi prévue demain samedi, à partir de 14h, à la place CP1 de Yopougon. Le ministre de l’Intérieur a demandé, au cours de cette rencontre, le report du meeting à une date ultérieure. Il a évoqué deux raisons pour justifier sa demande : premièrement, qu’il n’a pas été officiellement informé de la tenue du meeting. Deuxièmement, que les commissariats ayant été saccagés pendant la crise postélectorale, il n’y aurait pas d’agents de Police suffisants pour assurer la sécurité du meeting. Prenant acte de la demande de M. Bakayoko, la délégation du Cnrd/Fpi s’est retirée en vue de s’informer chez sa jeunesse sur les démarches effectuées auprès des autorités dans le cadre de l’organisation du meeting.
Interrogés, le secrétaire national par intérim de la Jfpi et son bureau ont fourni, depuis hier, à la direction de leur parti, toutes les preuves des démarches effectuées auprès des nouvelles autorités du pays. Ainsi donc, le lundi 4 octobre dernier, un courrier a été déposé au cabinet du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur. Ce courrier a été déchargé et un reçu a même été délivré à la Jfpi. La jeunesse du Fpi se dit donc étonnée que Hamed Bakayoko soutienne qu’il n’a pas été officiellement informé de la tenue du meeting. La Jfpi affirme ne pas être responsable du disfonctionnement des services du ministre de l’Intérieur. S’agissant de la deuxième raison évoquée par le ministre Bakayoko, dans un passé récent, il déclarait, lui-même, que plus de 90% des policiers avaient repris du service. Au cours du séminaire sur les 100 jours du régime Ouattara, Hamed Bakoyoko a affirmé que les commissariats ont été libérés par les forces pro-Ouattara qui les occupaient. D’où vient-il donc qu’il dise ne pas avoir de policiers suffisants pour assurer la sécurité d’un meeting qui se tient à un endroit peu vaste.
Forts des expériences du passé, les jeunes du Fpi ne se sont pas contentés d’informer le ministère de l’intérieur. Ils avaient également adressé des courriers d’information à la Direction générale de la police, à la Préfecture de police, au District de police de Yopougon, à la caserne de la Brigade anti-émeute (Bae) dirigée par le chef de guerre, commandant Ben Laden et au 19ème arrondissement dirigé par le Commandant Djourou. Les jeunes du Fpi n’ont pas oublié le Commandant supérieur de la Gendarmerie et le camp de Gendarmerie de Yopougon Toits-rouges. Ils ont également pris soin d’écrire à la Division des Droits de l’homme de l’Onuci, au Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, au Représentant du Saint père en Côte d’Ivoire, au Représentant du facilitateur Blaise Compaoré et à toutes les ambassades accréditées en Côte d’Ivoire. Enfin, Justin Koua et ses camarades ont informé, toujours par courriers, les confessions religieuses (Cosim, Cni, Aemci) et l’Archevêque d’Abidjan, la jeunesse du Rhdp et le Conseil Constitutionnel. Comme on le voit, toutes les dispositions légales ont été prises par la Jfpi pour la tenue de son meeting. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko n’a donc pas dit la vérité à la délégation du Cnrd/Fpi. Les faits indiquent qu’il a bel et bien été informé officiellement. Les raisons qu’il évoque pour demander le report du meeting ne sont pas convaincantes. En réalité, Alassane Dramane Ouattara a peur du Fpi. Sa volonté était de dissoudre le parti, après l’arrestation de Laurent Gbagbo par les forces françaises et sa déportation dans le nord du pays. N’ayant pas pu le faire, il veut empêcher le Fpi de mener ses activités et de remobiliser ses militants ainsi que le peuple ivoirien. Ceci pour asseoir tranquillement un régime de parti unique donc de dictature dans le pays.

Boga Sivori, Notre Voie

09:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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