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10/10/2011

Meeting du Fpi à Koumassi: Les partisans de Ouattara cassent, tabassent et blessent

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Pendant ce temps, de petits groupes de femmes se forment en proférant des injures à l’encontre de Laurent Gbagbo « Gbagbo djouhou, à supporteurs djouhou », scandent-elles. (Traduction du malinké au français : Gbagbo ta mère c…, ses supporteurs, leur mère c…).


Les partisans d’Alassane Dramane Ouattara se sont livrés à une barbarie inqualifiable, samedi dernier, en agressant les militants du Fpi, au cours d’un meeting organisé par le parti de Laurent Gbagbo, à Koumassi.
Des militants du Fpi agressés physiquement dont certains ont été blessés, les chaises cassées, le podium saccagé, cinq véhicules vandalisés, parmi lesquels, celui de Laurent Akoun, secrétaire général adjoint du Front populaire ivoirien (Fpi), la photographe du quotidien Notre Voie blessée …Tout était sens dessous, sens dessus, samedi dernier, lors du meeting organisé par le Fpi à Koumassi-campement. La violence perpétrée par les partisans de Ouattara contre les militants du Fpi était inouïe. Alors que rien ne présageait une telle animosité. Pendant que le meeting du Fpi se déroulait tranquillement, des partisans de Ouattara, reconnus par leurs T-shirt à l’effigie de celui-ci, armés de gourdins et de barres de fer ainsi que quelques éléments Frci, ont surgi de nulle part pour débrancher les installations électriques. Puis, ils se sont mis à agresser le public présent, casser les chaises, les bâches, avant de jeter leur dévolu sur les véhicules des responsables du Fpi. Ils ont tabassé et blessé plusieurs militants du Fpi, les contraignant à arrêter brutalement le meeting. Il était un peu plus de 15 h, lorsque les allocutions ont commencé. L’ambiance était parfaite. Les nombreux militants Fpi qui ont effectué le déplacement étaient heureux et impatients d’entendre leurs responsables politiques, après plusieurs mois d’absence sur le terrain. Sous la bâche officielle, il y a un parterre de personnalités du Fpi. Laurent Akoun, secrétaire général par intérim du Fpi, Tapé Kipré, président du comité Cei du Fpi ; Justin Koua, secrétaire national par intérim de la JFpi ; les députés Kouakou Krah (Nassian), N’Guessan Brou Blaise (Adzopé), Bamba Massani (Port-Bouët), Wayou Claude (San Pedro), Jules Yao Yao (Koumassi), Diomandé Mami (Adjamé), le Conseiller économique et social, Kambou Diffilé et le fédéral Fpi de Yopougon, Zaba Zadi Lazare, Dr Augustin Guehoun, secrétaire nationale chargé de la communication et du marketing politique au Fpi. Dans son intervention, Ellot Wognin, secrétaire général de la fédérationFpi d’Abidjan-Sud,a exhorté les militants à capitaliser les acquis du travail de remobilisation en relayant le message du parti auprès de ceux qui n’ont pas pu effectuer le déplacement. Le message est bien reçu par les militants qui traduisent leur satisfaction par un tonnerre d’applaudissements… C’est au tour de Justin Koua, premier responsable de la jeunesse du Fpi, de prendre la parole. Il est ovationné pendant quelques minutes par les militants. Le secrétaire national intérimaire salue Konaté Navigué, le secrétaire national de la JFpi, qui est en exil. Puis, évoquant le débat de la crise post électorale, Justin Koua affirme que les élections du 28 novembre ont été remportées par Laurent Gbagbo. Mais il explique que la France qui ne voulait pas de Gbagbo a perpétré un coup d’état, le 11 avril dernier, pour installer Alassane Dramane Ouattara au pouvoir. Cette prise de position suscite un tonnerre d’applaudissements chez les militants Fpi. Mais, c’est le ressentiment amer chez les partisans de Ouattara installés non loin du lieu du meeting. « N’kan Gbagbo mlan, n’tina foyi kê ya » (Nous avons arrêté Gbagbo, vous ne pouvez rien faire ici, traduction du malinké au français, ndlr). Ces propos sont d’une dame, sur un ton d’énervement. Cependant, Justin Koua poursuit son allocution. « Depuis le 11 avril dernier, la République s’est effondrée. En témoigne, la dissolution des institutions comme l’Assemblée nationale », soutient le leader des jeunes du Fpi. Avant de préciser que le Fpi ne se laissera pas faire. « Nous céderons pas aux caprices de ce régime », dira-t-il. Subitement, des projectiles fusent. Le secrétaire national intérimaire de la JFpi n’est point ébranlé. Il invite les Ivoiriens à venir nombreux, le 15 octobre prochain à Yopougon, au meeting de la JFpi pour réclamer la libération de Laurent Gbagbo…
Il est 16 h 20 mn et c’est le député Diomandé Mamy qui tient le pupitre. Alors qu’il raconte les tractations entre Koulibaly Mamadou (président de l’Assemblée nationale) et les députés Fpi pour l’ouverture du Parlement, le micro s’interrompt brutalement. L’élu d’Adjamé est contraint d’arrêter son speech. Les organisateurs vont aux nouvelles pour en savoir davantage. Le député Marie-Odette Lohougnon, secrétaire nationale de l’OFfpi, rejoint le groupe. Pendant ce temps, de petits groupes de femmes se forment en proférant des injures à l’encontre de Laurent Gbagbo « Gbagbo djouhou, à supporteurs djouhou », scandent-elles. (Traduction du malinké au français : Gbagbo ta mère c…, ses supporteurs, leur mère c…). Les organisateurs allés aux nouvelles apprennent que c’est un groupe de jeunes gens vêtus de T-shirt à l’effigie de Ouattara qui a débranché les installations électriques. Le comité d’organisation prend des dispositions pour rétablir l’électricité. Les partisans de Ouattara s’y opposent. « Vous ne ferez pas ce meeting ici », lance un partisan de Ouattara. Aussitôt, les pro-Ouattara agressent certains organisateurs. Il s’en suit une débande. Certains pro-Ouattara armés de bois et d’autres, de barres de fer, saccagent les chaises et les bâches. Ils cassent tout avec une rare violence. Pendant ce temps, les femmes pro-Ouattara donnaient de la voix en insultant les militants Fpi. Au moment où les responsables Fpi de Koumassi tentaient de les raisonner, certains pro-Ouattara s’attaquent aux voitures des responsables Fpi en brisant les vitres. La violence se généralise. Des jeunes du quartier Koumassi-campement constituent un bouclier humain pour protéger les responsables Fpi et leur permettre de se tirer. Ainsi les véhicules quittent-ils en trompe le lieu du meeting. Ils sont pourchassés par des dizaines de jeunes pro-Ouattara qui réussissent à saccager les vitres de cinq voitures. Plusieurs jeunes soupçonnés de pro-Gbagbo ont été agressés. Le député Jules Yao Yao accompagné des députés Bamba Massani et Wayou Claude s’est rendu au commissariat du 36ème arrondissement de Koumassi pour porter plainte. Chose curieuse, aucun élément de police n’était présent sur les lieux, alors que les organisateurs avaient déposé un courrier d’information à la Police.


César Ebrokié

09:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

La preuve, ils ne connaissent pas le sens du mot démocratie,ceux sont des barbares, des sanguinaires

Écrit par : Marie | 10/10/2011

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