topblog Ivoire blogs

01/10/2011

Le président Gbagbo est-il tribaliste ?

gbagb.jpg

« Dans le commandement des FANCI, on dénombre 15 krous, 20akans, et 14 mandés dans la hiérarchie de commandement des FANCI. Ils se distribuent en 8 bétés, 5 Baoulés, 8 Agnis, 2 Attiés, 5 Akans divers (Adioukrou, Ebrié…), 5 Yacoubas, 3 Sénoufo, 5 Malinkés, et 1 Koulango.





Publicite Afrique



Mamadou Koulibaly, dans un journal béninois : «on aurait pu continuer sur notre lancée comme un grand parti, si le tribalisme n’était pas venu gangréner le Fpi au point de perdre le président Gbagbo qui s’est laissé emprisonner par un clan tribal»

Ainsi donc, jouant résolument les contempteurs d’un régime qui l’aura porté dans les plus hautes sphères de la république, Mamadou Koulibaly qui assurait la présidence par intérim du FPI, le parti qui l’a révélé aux ivoiriens et qu’il a quitté le 11 juillet 2011, s’est depuis beaucoup répandu dans la presse nationale et internationale, fustigeant ce régime qu’il aura servi jusqu’au bout. Parmi les maux qu’il a régulièrement pointés, figure le tribalisme qui est de toute évidence un mal qu’il faut combattre sans aucune concession pour la survie de la jeune nation ivoirienne. Cependant, peut-on accoler cette tare au régime de Gbagbo ? En attendant donc que ceux qui instruisent ce procès en tribalisme intenté à Gbagbo disent ce qui fonde leur jugement sans appel, nous avons modestement essayé de passer en revue les différentes nominations de ces dernières années pour permettre une visiblité dans la gestion des hommes qui a été celle du président Gbagbo ainsi que sa logique de répartition des ressources du pays, sans oublier la nature du soutien dont a bénéficié son régime.

Attaqué très durement sur cette question du tribalisme par la presse de l’opposition d’alors et la presse française, et plus précisement accusé d’avoir « bétéisé » l’Armée républicaine, le président Gbagbo, dans une conférence de presse du 02 mrs 2003 rapportée par fraternité-Matin du 03/03/2003, était parvenu à confondre ses détracteurs en indiquant le tableau de bord des hiérarchies de commandement des FANCI (Forces Armées Nationales de côte d’Ivoire) et de la Gendarmerie nationale que voici :

« Dans le commandement des FANCI, on dénombre 15 krous, 20akans, et 14 mandés dans la hiérarchie de commandement des FANCI. Ils se distribuent en 8 bétés, 5 Baoulés, 8 Agnis, 2 Attiés, 5 Akans divers (Adioukrou, Ebrié…), 5 Yacoubas, 3 Sénoufo, 5 Malinkés, et 1 Koulango.

Dans la hiérarchie de commandement de la gendarmerie, on dénombre 31 akans dont 18 akans divers et 13 Baoulés, 2 guérés, 4 bétés, 4 Gouros, 6 Sénoufos, 1 Mahouka et 4 Yacoubas. »

La thèse du tribalisme n’étant donc pas corroborée ici, allons voir ailleurs.

« Sous la transition militaire, il a participé aux deux gouvernements en respectant la géopolitique dans la liste de ceux qui devaient défendre l’étendard du FPI. MM Amani N’guessan, Hubert Oulaye, Koulibaly Mamadou, affi N’guessan, Léon Monnet et Séry Bailly avaient eu cet honneur et ce privilège d’être choisis. » (Frat-Mat du 03/03/2003/) « Dans son dernier gouvernement de 36 ministres avant la tentative de coup d’état du 19 septembre 2002, on dénombrait 20 akans, 6 bétés et 7 nordistes. » (Frat-Mat du 03/03/2003/).

Dans son cabinet présidentiel, il a accepté de mettre à des postes stratégiques des personnes d’origines diverses qui, non seulement l’ont combattu mais étaient pour certaines d’entre elles, membres des partis de l’opposition dont elles n’ont jamais démissionné. Ainsi ont été nommées des personnalités comme N’zi Paul David, membre du pdci et directeur de cabinet et Jacques Anoma, directeur financier ou encore Nyamien Yao, ministre sous Bédié et membre du pdci, et j’en passe qui ont côtoyé dans l’entourage du président Gbagbo, d’autres personnalités comme Sarata Touré, Eugène Allou Wanyou, Koné Aboubakar , Félix Tyéoulou, Tagro Désiré, Gervais Coulibaly et bien d’autres. Nous avons donc eu droit à un cabinet présidentiel composé de personnes issues d’ethnies différentes.

Pour ce qui concerne les régies financières qui sont l’objet de convoitises, pour la première fois dans l’histoire de notre république, un président de la république, en l’occurrence Laurent Gbagbo, avait fait un appel à candidatures pour en recruter les premiers responsables. Ce qui nous avait donné comme directeur général du trésor Diby Koffi, Gnamien Konan directeur général des Douanes, et Fêh Kessé, directeur général des impôts. Donc aucune personne de son ethnie là où, sous Houphouet-Boigny par exemple, nous avions eu droit à Amani Goly aux impôts et Angoua Koffi aux Douanes, des personnes issues de son ethnie qui avaient fait chacune plus de vingt ans à leurs postes, et où aujourd’hui les trois personnalités qui occupent ces postes sont du nord.

Gbagbo qui avait déclaré un jour que « la parenté n’est pas un métier » a même complètement ignoré les membres de son ethnie dans l’attribution des postes de présidents d’institutions.Ainsi, nous avons eu :

Koulibaly Mamadou, président de l’Assemblée Nationale,

Laurent Dona Fologo, président du Conseil économique et Social,

Youssouf Koné, Grand Chancelier de l’Ordre National,

Tia Koné, président de la Cour Suprême,

Yanon Yapo puis Paul Yao N’drè présidents du Conseil Constitutionnel.

On voit donc bien ici que ces postes sont majoritairement occupés par des personnalités originaires du nord. Au détriment de qui se serait donc opéré ce tribalisme dont il se serait coupable ?

Même au niveau de la justice, là où certains hommes politiques s’assurent volontairement une impunité en plaçant leurs hommes, on pourrait citer pour parler des personnes les plus en vue sous le règne de Gbagbo, de Raymond Tchimou procureur de la république dans la justice civile, et dans la justice miltaire d’Ange Kessi, celui qui aujourd’hui ne fait pas de quartier dans sa chasse aux FDS qui ont marqué leur fidelité à Gbagbo.

Même la répartition des nominations à la tête des grandes sociétés d’état n’a pas échappé à ce souci de ne pas apparaître comme un président tribaliste. Ernest Dally Zabo à la LONACI avec comme DG Adjointe Assoum Bamba, Marcel Gossio au Port Autonome d’Abidjan, Touré Amara à la CIDT(Textiles), Désiré Dallo au Port de San-Pedro, Philippe Attey à la SOTRA, Sylvanus Kla à l’ATCI(Télécommunications). Et on en passe.

On voit donc que cette campagne de dénigrement n’a pour seul fondement que la mauvaise foi manifeste de ceux qui veulent absolument nier la réalité d’une politique inclusive. A quelles fins ?

Mais peut-être ne voulaient-ils pas voir à des postes importants, ces contempteurs, des personnes issues de la même ethnie que le président Gbagbo, même si elles en avaient les compétences ?

Ainsi, leurs critiques s’étaient aussi concentrées sur Désiré Tagro, ministre de l’intérieur et membre de la même ethnie que le président Gbagbo, et visaient là aussi à le présenter comme un tribaliste de la pire espèce. Ses démentis ne suffisant plus, il avait dû faire un communiqué pour donner les détails des nominations dans son ministère que chacun peut apprécier ici :



Accusé de «bétéïser» l’Administration - Le ministère de l’Intérieur répond au «Patriote»

Aux termes des nominations aux postes d’Inspecteurs généraux, Inspecteurs adjoints, Directeurs généraux adjoints et Directeurs centraux au ministère de l’Intérieur, une publication a laissé entendre que le ministre Désiré Tagro n’aurait promu que les personnes de la même ethnie que lui.

Pour permettre aux citoyens ivoiriens et à d’autres personnes bien intentionnées de connaître la vérité, le tableau joint au présent communiqué ressort l’étude statistique qui offre de voir la répartition des postes par ethnie et se résume ainsi qu’il suit :

- nombre total d’Inspecteurs généraux : 02 dont aucun Bété ;

- nombre total d’Inspecteurs généraux adjoints : 03 dont aucun Bété ;

- nombre total d’Inspecteurs : 29 dont 02 Bété ;

- nombre total de Directeurs généraux : 04 dont un Bété ;
- nombre total de Directeurs généraux adjoints : 05 dont aucun Bété ;

- nombre total de Directeurs centraux : 29 dont 08 Bété.

Le ministre de l’Intérieur remercie cette publication de lui avoir donné l’occasion de montrer la voie à suivre.



Le Directeur de cabinet adjoint chargé de l’Administration du territoire,

Porte-parole par intérim du ministère

de l’Intérieur



Zoguéhi Gnahoua Auguste

Administrateur civil

Fin de communiqué.

Et si on continue, on pourrait par exemple parler des jeunes patriotes en qui on a voulu voir une milice tribale. Car le tribalisme peut aussi être caractérisé par la nature du soutien. On peut être traîté de tribaliste si le soutien dont on bénéficie est le fait exclusif de sa seule tribu. On verra ici aussi que ces leaders de la jeunesse dite patriotique viennent de toutes les régions de la Côte d’d’Ivoire

Charles Blé Goudé, Richard Dakouri, Yves Dibopieu, Idriss Ouattara, Konaté Navigué, Joël Tiéhi, Serges Kassi, Watchard Kédjébo, Touré Moussa Zeguen, Damana Adia Picass, Ahoua Stallone, Eugène Djué et Serges Koffi viennent de toutes les régions de la Côte d’Ivoire.

Pour finir, on pourrait aussi parler de la politique de décentralisation qui répond également au souci du président Gbagbo de ne pas capter les ressources du pays au profit de sa région d’origine , mais de les répartir équitablement pour permettre un développement équilibré de la Côte d’Ivoire. Le tribalisme, ce n’est pas seulement privilégier les personnes issues de sa région d’origine au détriment des autres, c’est aussi privilégier sa propre région au détriment des autres régions. On ne peut donc incriminer le président Gbagbo. Bien au contraire, on devrait même lui rendre hommage car, non seulement il n’a pas fait le choix de priviléger sa région ou sa ville d’origine, mais il a, en homme politique responsable, poursuivi le développement de la capitale politique Yamoussoukro, pour que les investissements colossaux qui y avaient été déjà faits par le pays ne soient pas perdus. Bédié lui, avait agi différemment en déplaçant sans le dire la capitale politique chez lui à Daoukro.

D’ailleurs, les ivoiriens qui ont compris qu’il avait une politique inclusive le lui ont bien rendu puisque la carte électorale du premier tour de la dernière élection présidentielle a montré qu’il avait un électorat national. 11 régions gagnées par Gbagbo sur 19. Que dire de plus ?



Non, le président Gbagbo n’est pas tribaliste. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir ceux qui l’entouraient encore, à leurs risques et périls, au moment où il a été capturé par les militaires français et remis aux forces de Alassane Ouattara. Ils étaient de partout et il n’y a pour le vérifier qu’à voir la liste des prisonniers politiques détenus au nord.

Le dernier mot sera que si Gbagbo était allé au terme du dernier mandat que le peuple de Côte d’Ivoire lui a accordé, il n’aurait pas eu comme successeur une personne issue de son ethnie puisqu’il n’avait positionné personne dans ce sens, contrairement à d’autres. Et ce n'est pas tout !

Alors, tribaliste quand même ?

Alexis Gnagno

15:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Merci Gnagno! Laurent s'est marié deux fois. La première fois à une Française dont il a eu un fils. La deuxième fois a Simone Ehivet que nous adorons tous. Ces deux femmes ne sont pas Bete. Et ce n'est pas les belles jambes qui manquent!!!! On susurre qu'il aurait une liaison amoureuse une Malinke! Son meilleur ami s'appelle Sangare Abou Drahamane. Encore merci Gnagno!

Le jour se lève toujours
Lette naa Lette

Écrit par : Lette naa Lette | 02/10/2011

LG est-il tribaliste

Écrit par : Francis | 06/11/2011

tu est bète gbagbo est t'un tribaliste tu ne plus nous trompe meme si revien au pouvoire avec la meme politique il partira de lameme façon s'il plait adieux gbagbo set fini 51cadavres en2000 a yop plus de 3000 en2010 set asassin tu presente comme un homme bien tu reve debout mon frere reveille toi le monde est civilise poure laisser la cote d'ivoire dans la maien de sauvages comme les militent de f p i qui est compose que vagabon de trichers et des delinquent et de voriens et voleures tu parle de blé goudé ce voleure de dipolome que tu presente comme patriote monsieure ami vous'avez perdu votre place est la ou s'ete merde laissez les ivoirrien vive en paix

Écrit par : karine sea | 19/12/2011

tu est bète gbagbo est t'un tribaliste tu ne plus nous trompe meme si revien au pouvoire avec la meme politique il partira de lameme façon s'il plait adieux gbagbo set fini 51cadavres en2000 a yop plus de 3000 en2010 set asassin tu presente comme un homme bien tu reve debout mon frere reveille toi le monde est civilise poure laisser la cote d'ivoire dans la maien de sauvages comme les militent de f p i qui est compose que vagabon de trichers et des delinquent et de voriens et voleures tu parle de blé goudé ce voleure de dipolome que tu presente comme patriote monsieure ami vous'avez perdu votre place est la ou s'ete merde laissez les ivoirrien vive en paix

Écrit par : karine sea | 19/12/2011

Les commentaires sont fermés.