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01/10/2011

Gnagbodougnoa (Gagnoa) : Violent affrontement entre Guébié et Frci

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Appuyées par des Lobis, les Frci reviennent à la charge vers 22 heures et sans crier gare sèment la terreur. De violents coups sont donnés à des édifices, au même moment des maisons partaient en fumée.





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La sous-préfecture de Gnagbodougnoa, dans le département de Gagnoa, a été secouée dans la soirée de jeudi par un violent affrontement entre les populations et les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Selon des témoignages recueillis, l’incident qui a mis le feu aux poudres est parti d’un check-point, tenu par des Frci. En effet, Sylvain Agodio, instituteur de son état, rentre, en début de soirée, de sa plantation d’Hévéa par bicyclette.

Lâché par son frein à main, au niveau du corridor des Frci, il n’a eu d’autre choix que de hurler : « quittez-là, je n’ai plus de frein ». Ceux qui le pouvaient se sont mis à l’abri. Un élément, par pure zèle, a refusé d’obtempérer. Nez à nez avec l’engin à deux roues, il ne s’est pas fait prier pour pousser l’infortuné cycliste dans le décor. Relevé de sa chute, Sylvain a cru bon de demander des comptes. Il ne fallait pas plus pour qu’il soit roué de coups. Des femmes, rentrant des champs, tombent pile sur la scène. Leurs cris de désapprobation ont attiré l’attention des voisins qui ont afflué. En nombre restreint, les Frci ont dû battre en retraite. En colère, les femmes mettent le feu à leur abri de fortune.

Appuyées par des Lobis, les Frci reviennent à la charge vers 22 heures et sans crier gare sèment la terreur. De violents coups sont donnés à des édifices, au même moment des maisons partaient en fumée. Surprises, les populations de Gaba, de Diagnoa et de Diahorelilié, les 3 villages de Gnagbodougnoa, prennent la poudre s’escampette pour se mettre à l’abri dans les forêts. C’est vers 5 heures du matin qu’elles vont regagner leurs maisons. A la vue des dégâts, le chef Joseph Dakpa s’est senti obligé de saisir le sous-préfet qui, en compagnie de gendarmes, va s’enquérir des faits. Après les explications des différentes parties, il est ressorti que les Lobis et les Frci ont fait un usage excessif de la force. Même si heureusement on ne dénombre pas encore de mort, au moment où nous mettions sous presse, des informations faisaient état de ce qu’une fillette serait grièvement blessée, à Diagnoa. Notons qu’évoquer les Guébié, c’est forcément se souvenir des événements douloureux qu’a connu ce peuple, dans les années 1970, et qui a fait 4000 morts, officiellement, 6000 morts selon des sources non officielles. On se rappelle que c’est fort de l’article 7 de la défunte constitution que Kragbé Gnangbé Opadjéré a voulu créer un parti politique. Crime de lèse-majesté à cette période. Sous le prétexte d’actions subversives des populations, des détachements militaires commandés par un certain Ouassénan Koné y ont fait une expédition punitive qui reste tristement marquée dans les annales de l’Histoire de la Côte d’Ivoire.

Tché Bi Tché

zanbi05641405@yahoo.fr

Source: Le Temps

13:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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