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27/09/2011

Côte d’Ivoire : Ces tueries qui perdurent !

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En tuant, violant, pillant, rackettant les populations, de jour comme de nuit. Voilà donc de quoi donner du fil à retordre et à M. Ouattara mais également aux membres de la Commission dialogue,





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Alassane Ouattara est de retour des Etats-Unis d’Amérique, où il a participé, à l’Assemblée générale de l’Onu. Au menu des rencontres que Ouattara a eues, figurent en bonne place celles avec les bailleurs de fonds. La Côte d’Ivoire joue gros, en attestent les appels incessants de son ministre, Charles Diby Koffi, de l’Economie et des Finances à l’endroit des responsables des finances internationales qui veulent bien accompagner ce pays qui vit une grave crise politique dont la solution définitive passe par la confiance entre partenaires. Mais une chose est de vouloir et une autre chose est de pouvoir. Peut-on réellement vouloir rassurer des partenaires étrangers mais aussi nationaux, sans d’abord se donner des coudées franches en interne ? Que se passe-t-il en interne ? En effet, il se passe que pendant que la délégation de Alassane Ouattara multiplie les rencontres pour ramener une soi-disant confiance perdue entre Ivoiriens, d’autres «autorités» se dotent d’autres moyens d’actions. Ces autorités, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci-rebellion de Ouattara et dirigée par son premier ministre SORO Guillaume), n’y vont pas du dos de la cuillère. Tous les jours, «nos soldats» se font entendre de la manière la plus ignoble qui soit. En tuant, violant, pillant, rackettant les populations, de jour comme de nuit. Voilà donc de quoi donner du fil à retordre et à M. Ouattara mais également aux membres de la Commission dialogue, vérité et réconciliation dirigée par l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, lequel s’apprête à rendre une visite au Président Laurent Gbagbo, à Korhogo où il est kidnappé sans jugement. Petite digression. Fort de l’expérience douloureuse du boycott des législatives de 2000, M. Ouattara ne manque de s’époumoner à l’endroit du Fpi, son rival attitré à qui une demande expresse est faite d’éviter la politique de la chaise vide. Certainement, parce que conscient de la menace d’illégitimité qui plane sur sa gouvernance. Mais là n’est pas le sujet de cette chronique. Notre sujet du jour, c’est comment faire respecter l’ordre dans une armée composée en grande partie d’éléments indisciplinés, illétrés, analphabètes venus de la rébellion des Forces nouvelles ( rebellion organisée et financée par Alassane Ouattra lui même). Vu ce qui se passe sur le terrain depuis le 11 avril où le Président Gbagbo a été renversé par l'armée française, il semble que le M. Ouattara a qui le pouvoir a été remis par la france via son armée, a du pain sur la planche. De quoi plomber ses efforts (de surendettement, il faut aussi le souligner) pour "faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020" comme il le prophétise lui-même.

10:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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