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09/08/2011

GBAGBO-OUATTARA: Il n’ y a vraiment rien en face

La France, les Etats-Unis et l’ONU avait présenté ADO comme l’homme providentiel de la Côte d’Ivoire aux ivoiriens, aujourd’hui le monde entier se rend compte que l’homme n’est rien d’autre qu’un fieffé menteur selon les conclusions de Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watchgouvernement aké.jpeg


« Il faut véritablement appliquer l’Etat de droit. Comme première action, je vais mettre en place des commissions d’enquêtes sur le coup d’Etat de 1999, une autre commission d’enquête sur la rébellion, pour savoir comment elle a été financée, qui l’a faite ». Dixit Alassane Dramane Ouattara, au cours de l’historique face à face avec le président Laurent Gbagbo. Fraternité Matin - 26 – 11 – 2010

« Œuvrons pour Une Côte d’Ivoire dotée d’un Etat fort, moderne et impartial, avec des Institutions crédibles ; un Etat qui respectera l’indépendance de la justice, qui luttera contre l’impunité et fera la promotion du mérite et de la compétence. » Alassane Dramane Ouattara, discours du 07 – 08 – 11.

Comme le dit l’adage « c’est au pied du mur, on voit le vrai maçon ».Le-pouvoir-ouattara.jpg La France, les Etats-Unis et l’ONU avait présenté ADO comme l’homme providentiel de la Côte d’Ivoire aux ivoiriens, aujourd’hui le monde entier se rend compte que l’homme n’est rien d’autre qu’un fieffé menteur selon les conclusions de Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch: « Le gouvernement Ouattara a promis à plusieurs reprises de rompre avec le passé, époque pendant laquelle les forces de sécurité étaient au-dessus de la loi. Et pourtant, plutôt que de créer une armée susceptible de respecter l’État de droit, M. Ouattara a décerné des promotions à des hommes qui étaient à des postes de commandement lorsque des atrocités étaient commises et qui devraient faire l’objet d’enquêtes au lieu de recevoir des récompenses. ». L’on se rend compte qu’un clivage se creuse entre le discours de Ouattara et la réalité.

Le président Laurent Gbagbo, lui au moins a eu le courage de mettre plusieurs des cadres et non des moindres, de son parti à la disposition de la justice. Ceux-ci ont séjourné dans les geôles de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) aussi longtemps que le voulait la justice, d’autres comme paix à son âme, le ministre Désiré Tagro ont fait l’objet d’enquête après les accusations du président du LIDER Mamadou Koulibaly. Il a tenu sa promesse et a recommandé des enquêtes nationales et internationales sur le coup d’Etat de 99, le charnier fabriqué de toutes pièces par le RDR à Yopougon, la crise électorale de 2002 etc. qui sont à la disposition du public. Le général Matthias Doué après la soi disant bavure des FDS dans l’opération « Dignité » fut remplacé ; pas qu’il était coupable mais cela engageait sa responsabilité en tant que chef.

Alors, Mister « Solution » a promis une enquête sur le coup d’Etat sur le coup de 99 et la rébellion. Il suffit seulement de demander « au Conseil de sécurité de l’ONU de rendre public le rapport de la Commission d’enquête de 2004 sur les crimes commis pendant le conflit armée de 2002-2003 » et le coup d’Etat de 99 selon les recommandations de Human Rights Watch dans son rapport du 16 mai 2011. L’ONU a dans ses tiroirs toutes les enquêtes sur les trafics de la rébellion, il faut qu’elle (ONU) les déclassifie.

Pendant que les ivoiriens et le monde entier s’attendent à voir le chef de l’Etat de rompre avec le passé c’est-à-dire l’époque de Laurent Gbagbo, qu’il a longtemps critiquée, il fait la promotion de l’incompétence en nommant des criminels de guerre à des hauts postes de notre armée. Le gouvernement Ouattara n’a inculpé aucun membre des Forces républicaines – les troupes qui l’ont soutenu dans ses efforts pour écarter M. Gbagbo du pouvoir et qui constituent désormais l’armée du pays – pour les graves crimes commis durant la période post-électorale. En revanche, plus de 70 responsables du camp Gbagbo ont étéinculpés par des procureurs civils ou militaires écrit Human Rights Watch.

Où est alors le changement tant promis.

Chérif Ousmane dit « papa Guépard », « Celui qui s’est débarrassé d’un corps torturé et exécuté d’un chef de milice et a donné l’ordre d’exécution de 29 détenus » à Yopougon selon Human Rights Watch après la capturation » (demandé le sens au ministre Kandia Camara ; ministre de l’Education Nationale) de Laurent Gbagbo vient d’être nommé Commandant en second de la Gspr. Son frère rebelle Ousmane Coulibaly responsable des mêmes massacres a été aussi promu. Selon l’ONU, Fofié serait en partie responsable de l’une des plus graves violations des droits de l’homme enregistrées au cours du [premier] conflit [ivoirien]. Ce dernier qui est sous sanction de l’ONU vient de se voir confier le commandement de l’EKT (une unité basée à Korhogo). Tous les chefs de guerre qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire depuis le coup d’Etat manqué de 2002, viennent d’être récompensés pour « service rendu » au chef de l’Etat et àla France.

Hier, Human Rights Watch, Amnesty International, la Croix-Rouge et autres connexions de l’ONU étaient des organisations crédibles dans leurs rapports sur le gouvernement de Laurent Gbagbo. Toute la presse pro-RHDP se faisait l’écho de leurs rapports. Aujourd’hui, sous Alassane Dramane Ouattara, elles font des « publications de rapports sur la base d’enquêtes relativement superficielles qui font courir à toutes ces organisations le risque de décrédibiliser la noble mission qui leur est dévolue » selon le conseil des ministres du 15 juin 2011. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko lui demande qu’ « on lui apporte des preuves. ». Le président Laurent Gbagbo, chaque fois que son gouvernement était indexé, signait un décret pour des enquêtes nationales, parlementaires et internationales. Il ne pleurnichait pas.

Il n’ y a vraiment rien en face.
Tiekpo charles
tiekpocharles@yahoo.fr

14:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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