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29/07/2011

COTE D’IVOIRE – La peur, encore

« Maintenant que Ouattara est au pouvoir, il règne une atmosphère de représailles » note Amnesty International qui a recueilli deux semaines durant en juin, des témoignages accablants d’exécutions, d’arrestations arbitraires, de tortures, de viols et de mauvais traitements. Mais surtout l’ONG dénonce le caractère ethnique des violences, acforce-licorne-soldats.jpgcusant tout particulièrement les FCRI et les Dozos pro-Ouattara


Trois mois après l’arrestation du Président Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire est loin d’avoir retrouvé la sérénité. Au contraire, selon un récent rapport d’Amnesty International, un « climat de peur » accompagné de représailles serait toujours entretenu par les forces républicaines ivoiriennes et les milices pro-Ouattara, le président en place

Amnesty International a publié ce jeudi un rapport alarmant sur la situation en Côté d’Ivoire qui dénonce le « climat de peur » entretenu désormais par les Forces républicaines ivoiriennes et les milices pro-Ouattara. »Si, fin avril et début mai 2011, les crimes au regard du droit international pouvaient être attribués aux deux parties en conflit, note l’organisation internationale en référence aux violences postélectorales qui ont opposé les forces de Laurent Gbagbo, président sortant aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) de son adversaire Allasane Ouattara, à partir de la mi-mai, ce sont les FRCI et les Dozos (chasseurs traditionnels du Nord, pro-Ouattara, Ndlr) qui se sont rendus responsables de la majorité de ces crimes ».

Des violences ciblées contre certains groupes ethniques

« Maintenant que Ouattara est au pouvoir, il règne une atmosphère de représailles » note Amnesty International qui a recueilli deux semaines durant en juin, des témoignages accablants d’exécutions, d’arrestations arbitraires, de tortures, de viols et de mauvais traitements. Mais surtout l’ONG dénonce le caractère ethnique des violences, accusant tout particulièrement les FCRI et les Dozos pro-Ouattara de s’en prendre aux jeunes hommes du groupe ethnique des Guérés, considérés comme favorables à Laurent Gbagbo. En tout, un demi-million d’Ivoiriens partis en raison des violences postélectorales seraient actuellement dans l’impossibilité de rentrer chez eux. Non seulement, parce que les forces officielles ont confié aux Dozos la surveillance de postes de contrôle sur les routes principales à l’ouest du pays mais aussi parce que bien souvent leurs maisons et plantations sont désormais occupées par ces mêmes milices.

16:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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