topblog Ivoire blogs

25/07/2011

LES TIRS A L’ARME LOURDE ONT REPRIS A YOPOUGON ET ABOBO ET LES POPULATIONS SONT INQUIETES

le samedi 2 juillet 2011, les éléments basés au camp commando remettent le couvert. Cette fois-ci, c’est le quartier de la Sogefiha qui est sur la sellette. Des tirs d’une rare intensité se sont fait entendre durant toute cette nuit du samedi. Manifestation d’humeur? Affrontement fratricide ou épuration des brebis galeuses?FRCI.jpg


Difficile de dire aujourd’hui, avec exactitude, quand prendront fin, de façon définitive, les tirs dans le District d’Abidjan. Cela, d’autant plus que ces jours-ci, on entend des tirs nourris, parfois même à l’arme lourde, à Yopougon et Abobo. « On Fatigué d’entendre à chaque fois des tirs. Qu’est-ce que ce passe encore ici ? Pourquoi les tirs reprennent-ils ? Nous et nos enfants, sommes traumatisés. Il faut que les gens arrêtent de traumatiser les populations ! Trop c’est trop !» Ces propos d’un habitant d’Abobo traduit le sentiment qui anime actuellement les populations de cette commune. Singulièrement ceux des quartiers d’Abobo-Té, Samaké, Abobo-Baoulé et Sogefiha. Eux qui vivent en ces moments, des nuits blanches et agitées à cause de fréquents tirs qui se font entendre de plus en plus, dans leurs quartiers respectifs. Dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 juin 2011, alors que toute la commune d’Abobo semblait livrée à un profond sommeil, des tirs nourris se sont fait entendre à Abobo-Té et de Samaké. Deux quartiers voisins qui ont la particularité d’abriter un grand nombre des soldats de Dramane Ouattara. Croyant avoir affaire à des tirs de sommation dans un premier temps, les habitants ne vont pas faire cas de ces crépitements. Mais face à la fréquence des tirs qui augmentait au fil des minutes, les avis changent et la sérénité de façade qui prévalait au début, fait place à une inquiétude. Une frayeur qui va durer toute la nuit au point où les habitants ne fermeront pas l’œil. Selon des témoins, il s’agirait d’un mouvement d’humeur de quelques éléments des rebelles. Un mécontentement qui, selon des indiscretions, résulte du mauvais traitement que leur feraient subir leurs supérieurs hiérarchiques. Passé cet autre épisode de la saga des armes à Abobo, les habitants ont cru à un répit. Que non, le samedi 2 juillet 2011, les éléments basés au camp commando remettent le couvert. Cette fois-ci, c’est le quartier de la Sogefiha qui est sur la sellette. Des tirs d’une rare intensité se sont fait entendre durant toute cette nuit du samedi. Manifestation d’humeur? Affrontement fratricide ou épuration des brebis galeuses? La population se perd en conjectures devant cette montée d’adrénaline dans les rangs des hommes armés du patron des nouvelles autorités à Abobo. A Yopougon, pendant deus jours, toujours selon nos sources, les résidents ont été inquiétés par des tirs nourris, dans plusieurs quartiers de la commune. En effet, les 19 et 20 Juillet derniers, nuitamment, les tueurs que Ouattara a recrutés pour endeuiller les Ivoiriens, ont fait encore parler d’eux. Durant plusieurs heures, précisent nos sources, ils se sont tirés dessus pour, dit-on, s’opposer à leur démobilisation.

08:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.