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22/07/2011

Liberté de la presse en Côte d'Ivoire: La gendarmerie et le Cnp sur les ruines du groupe Cyclone

Des enquêteurs de la gendarmerie de la brigade de recherche et du ministère de la Défense se sont rendus, le mercredi 20 juillet, dans les locaux du groupe Cyclone, éditeur des journaux Le Temps, Le Temps hebdo et Prestige magazine. Ils ont procédé à une perquisition des lieux sur ordre du ministre de la Défense. Sous prétexte que c’est un lieu de Fillon_Abidjan1(1).jpgcache d’armes comme l’indique la notre dudit ministère.


Fillon_Abidjan1(1).jpgDes enquêteurs de la gendarmerie de la brigade de recherche et du ministère de la Défense se sont rendus, le mercredi 20 juillet, dans les locaux du groupe Cyclone, éditeur des journaux Le Temps, Le Temps hebdo et Prestige magazine. Ils ont procédé à une perquisition des lieux sur ordre du ministre de la Défense. Sous prétexte que c’est un lieu de cache d’armes comme l’indique la notre dudit ministère. En présence du Rédacteur en chef, Yacouba Gbané et certains de ses collaborateurs, le Colonel Mobio du cabinet du ministre de la Défense et ses éléments ont passé au peigne fin les différents bureaux dudit groupe. De cache d’armes, il en est rien. Ils n’ont trouvé que de la paperasse. Tout le matériel de bureau (ordinateurs, imprimantes, appareils photos, Split…), le coffre fort de l’entreprises et autres documents ont été emportés. Ainsi que les sanitaires… Les gendarmes, après avoir fait leur constat, les enquêteurs ont interrogé le Rédacteur en chef. Ce dernier leur a expliqué que le groupe n’est pas une cache d’armes. «Vous vous êtes rendus compte que nos locaux ne sont pas de cache d’armes. Nos stylos et notre intelligence sont nos seules armes. Nous serons d’accord si l’on nous dit que nos locaux sont des caches de stylos. Nous ne sommes pas des militaires. Il faut aller chercher ailleurs les caches d’armes» fait-il remarquer. Et d’ajouter : «Il faut qu’on permette de retrouver notre siège. Afin d’exercer notre métier dans la liberté et la quiétude. Puisque nous sommes obligés de nous cacher pour confectionner le journal». La preuve, Mme Bolou Nina, la directrice des ressources humaines a été kidnappée en ces lieux et conduite à Abobo derrière rails alors qu’elle s’était rendue en compagnie d’un Huissier de justice pour procéder à l’état des lieux. Bien avant le groupe Cyclone, le siège de la Refondation, éditrice du quotidien Notre voie a été visité par les envoyés du ministre de la Défense. César Etou, le Directeur de publication a expliqué aux envoyés de Guillaume Soro, l’envie du personnel à rejoindre leur lieu de travail. Qui, malheureusement est occupé par les hommes en armes. Ce rapport à en croire les hommes du Colonel Mobio vont être remis à leurs commanditaires afin d’analyser les doléances des différents responsables de ces rédactions. Espérons que cet appel sera entendu. Il faut dire que maître Bourgoin, le Secrétaire général du Conseil national de la presse (Cnp) était présent.
Le Temps

14:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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