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10/07/2011

Privation des droits, humiliations et tortures pour Gbagbo et ses proches : Le visage inhumain Ouattara Alassane

La négation des droits les plus élémentaires de Laurent Gbagbo, les humiliations et la torture infligées à Affi N’Guessan et à Michel Gbagbo montrent, s’il en était encore besoin, que Ouattara a résolument entraîné la Côte d’Ivoire dans «le sous-sol de l’humanité».ouattara.jpeg


La négation des droits les plus élémentaires de Laurent Gbagbo, les humiliations et la torture infligées à Affi N’Guessan et à Michel Gbagbo montrent, s’il en était encore besoin, que Ouattara a résolument entraîné la Côte d’Ivoire dans «le sous-sol de l’humanité».

Le Président Laurent Gbagbo est détenu à Korhogo depuis près de trois mois. Privé de ses droits les plus élémentaires. Il insiste pour rencontrer ses avocats à qui le pouvoir refuse l’accès à sa prison. Face à un régime dictatorial qui ose parler de ‘’démocratie’’, Me Verges et les autres attendent toujours de pouvoir échanger avec leur illustre client, pour assurer convenablement sa défense dans le faux procès pour les crimes imaginaires qu’on lui prête. Dans un récent courrier en date du 6 juillet dernier, ils ont dénoncé cette négation des droits de l’ancien chef de l’Etat, renversé par un coup d’Etat de la France et de ses alliés de tous bords, le 11 avril 2011 au profit d’Alassane Dramane Ouattara.

A Bouna, le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan et le fils aîné du président Gbagbo, Michel Gbagbo sont torturés et humiliés au quotidien. Une vidéo révoltante diffusée sur le net depuis quelques jours les montre au pied du chef de guerre Morou Ouattara. Sous la menace des armes. Ils sont contraints de faire des «pompes» et d’autres ‘’exercices’’ qui relèvent de l’humiliation la plus abjecte. Un homme politique, qui a visionné cette horreur, nous a confié, les larmes aux yeux, que : “Le régime Ouattara n’a aucun respect pour la dignité et les droits humains».

Aucun respect pour la dignité et les droits humains

Dignité et droits humains. Des vertus que la France, «pays des droits de l’Homme, des libertés, de l’égalité et de la fraternité» célèbre tous les 14 juillet sur les Champs Élysées. Les hommes de Ouattara qui, depuis près de 10 ans, tuent, volent, violent et pillent tout sur leur passage savent-ils ce que ces mots lourds de sens signifient ? La réponse à cette question se trouve dans ce que Laurent Gbagbo vit à Korhogo, dans les affres que le Com’Zone Morou Ouattara, le geôlier de Bouna, fait subir à Affi N’Guessan et à Michel Gbagbo à Bouna.

Sans compter les Genévrière Bro Grébé, brave parmi les dignes filles de la Côte d’Ivoire, Gnamien Yao, Jean Jacques Béchio, pour ne citer que ceux-là parmi ces personnes qui croupissent dans les différents camps de détention érigés sur toute l’étendue du territoire national dans les cachots de la dictature à visage découvert et de l’injustice poussée à l’extrême. Et ces ministres et éminents cadres de la Nation qui ont été faits prisonniers à la désormais tristement célèbre « Pergola », l’hôtel-prison où sont enfermés les proches de Gbagbo. En 2011, nous voici enchaînés, 66 ans après la seconde guerre mondiale hélas marquée par les atrocités du pire régime que le monde ait connu, 50 ans après les indépendances en Afrique, dans les ténèbres de la déshumanisation, sous Ouattara.

Des camps de «déportation» et de «concentration», des goulags

Et pourtant, l’histoire devrait nous éclairer pour nous rendre plus humains. Rappelons au nouveau pouvoir ces scènes affreuses que l’écrivain soviétique Alexandre Soljenitsyne, lui même une victime de la dictature, décrivait dans son ouvrage intitulé. L’Archipel du Goulag, sous Staline qui torturait ces concitoyens dans des camps. Dans le chapitre 1 du Tome 3, il décrit les conditions de ces gens «Voués à la mort» en ces termes: «Dans la foulée des armées venaient les cours martiaux, les uns étant pendus séance tenante, les autres prenaient le chemin des camps, des bagnes nouvellement créées ».

Oui, après la révolution russe, “la révolution Ouattara’’ nous sert aussi nos bagnes, nos camps, “nos goulags”. Dans les chaînes et les fers de ces bagnes sont retenus des innocents, des personnalités respectables, des adversaires politiques et des inconnus dont le péché est d’être des proches de Laurent Gbagbo ou de ne pas partager la même opinion que Ouattara. Soljenitsyne, dans le livre cité plus haut, évoque avec gravité “ces millions de paysans ruinés envoyés à l’extermination, dispersés avec pour défense de se souvenir et de prononcer le nom de leur parents ». En Côte d’Ivoire, des milliers de gens, paysans ou autres, ont été ruinés par le pouvoir Ouattara.

Leurs parents ont été tués par les ‘’forces pro Ouattara ». Leurs biens ont été pillés, incendiés, saccagés. Leurs plantations ont été détruites ou incendiées. Ils sont aujourd’hui dispersés dans les camps de détention où on les punit d’avoir prononcé le nom de Laurent Gbagbo. 66 ans après la seconde guerre mondiale qui a laissé à l’humanité toute entière le triste souvenir de ce régime de la terreur dont nous le voulons plus évoquer le nom et ceux de ses acteurs ici, ne voilà t-il pas que nous, Ivoiriens, avons aussi aujourd’hui nos camps où l’on a quasiment ‘’déporté’’ Gbagbo et ses proches qui ont osé se battre pour l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire ?

Des anciens ministres et des hauts cadres de la Nation qui ont servi la République de Côte d’Ivoire ne sont-ils pas entassés les uns sur les autres et donc ‘’concentrés’’ à la Pergola ? Ces similitudes, sans faire de comparaison, inquiètent et attristent les démocrates de tout bord. Il nous montre le vrai visage de Ouattara et de son régime. La Côte d’Ivoire vit l’enfer de la dictature sous un pouvoir qui s’est spécialisé dans l’avilissement de l’Homme

K. Kouassi Maurice, Le Temps ouattara 2.jpeg

15:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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