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03/07/2011

Côte d'Ivoire: Regime de Ouattra: Abobo: des Frci menacent !!!!!

....Selon plusieurs témoins, ayant requis l'anonymat, les véritables combattants déjà encasernés disent être injustement écartés au profit d'éléments venus d'ailleurs et «qui n'ont rien à avoir avec Abobo».


Les ondes radio semblent de plus en plus brouillées entre des éléments Frci et leurs chefs. Et la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est l'opération d'«enrôlement» ou de profilage au Camp Commando dans la commune d'Abobo qui relève du Groupement tactique 9 (GT9) des Frci. Cette opération censée orienter les «ex-combattants» sur leur avenir à court terme, a donné lieu à un vaste réseau de marchandage et a fini par attiser la colère des soldats. frci.jpegSelon plusieurs témoins, ayant requis l'anonymat, les véritables combattants déjà encasernés disent être injustement écartés au profit d'éléments venus d'ailleurs et «qui n'ont rien à avoir avec Abobo».

Cette pratique a cours, affirment nos interlocuteurs, avec la complicité de la pléiade de commandants qui pullulent dans Abobo. Elle est organisée par la chaîne de commandement des différentes compagnies, sections et unités présentes dans la commune.

Les différents chefs semblent ne pas se soumettre aux ordres du Commandant du Groupement tactique 9, Jah Gao. A qui ces derniers reprochent de ne pas avoir suffisamment d'autorité pour tenir les hommes qu'il a sous ses ordres. Selon nos interlocuteurs, ils ne sont plus la préoccupation de leurs différents chefs.

«Ces chefs sont en train de lutter pour leurs intérêts personnels et non pour l'intérêt général. Ils détiennent des tickets d'enrôlement et donnent dix tickets à chaque chef de guerre pour l'enrôlement de ses combattants, ce qui est insignifiant», se plaignent-ils. Selon eux, les commandants font enrôler leurs connaissances venant d'ailleurs. Le comble dans toute cette «pagaille» orchestrée, c'est que des filles portant des grossesses et qui n'ont jamais porté une arme, se sont retrouvées dans les rangs des enrôlés. «Ils se débarrassent de nous lors de la visite médicale. On débourse 2 000 FCFA pour la visite pour se faire éliminer. La majeure partie d'entre nous est déclarée inapte, quand ceux qui viennent d'ailleurs sont tous aptes», explique l'un d'entre eux.

Face à cette somme de frustrations, affirment nos interlocuteurs, les combattants sont aujourd'hui «prêts à en découdre pour que justice soit faite». Ils sont nombreux à avoir repris des armes qu'ils ont soigneusement dissimulées un peu partout dans Abobo et prêts à s'en servir si rien n'est fait pour réparer cette injustice dont ils se disent être victimes. Et dénoncent, par ailleurs la recrudescence de braquages et vols à main armée à Abobo, pendant que leurs chefs sont occupés à «s'en mettre plein les poches». La hiérarchie des Frci doit pouvoir mettre de l'ordre dans tout ça, soutiennent ces éléments, afin d'éviter le syndrome des «zinzins et bahéfouès»

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