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30/06/2011

France - BRAX : Sarkozy a failli recevoir une correction !!!!

La scène s'est déroulée en l'absence de la plupart des journalistes qui suivaient le déplacement : certains étaient dans la salle où le président devait ensuite intervenir tandis que les autres se trouvaient dans un bus revenant de Damazan où M. Sarkozy avait visité une usine. Seuls un photographe et un cameraman de "pool" étaient présents au moment des faits.sarko chieur.jpg


Sarkozy agressé à Brax (vidéo) [www.keepvid.com].flv
C'est la première fois que le chef de l'Etat Français est physiquement pris à partie lors d'un déplacement public. Toutefois, l'Elysée a fait savoir que M. Sarkozy ne portera pas plainte contre l'auteur de cette agression.

La scène s'est déroulée en l'absence de la plupart des journalistes qui suivaient le déplacement : certains étaient dans la salle où le président devait ensuite intervenir tandis que les autres se trouvaient dans un bus revenant de Damazan où M. Sarkozy avait visité une usine. Seuls un photographe et un cameraman de "pool" étaient présents au moment des faits.

Selon la gendarmerie, l'agression s'est déroulée vers midi. Nicolas Sarkozy sortait de la mairie de Brax, près d'Agen, où il avait signé un livre d'or avant de se rendre à une assemblée générale des maires du Lot-et-Garonne.

Sur des images télévisées, le chef de l'Etat apparaît alors saluant des personnes massées derrière une barrière lorsque l'une d'elles l'a violemment saisi par le col de la veste et l'a tiré vers l'avant, le déséquilibrant.

Des officiers de sécurité se sont alors jeté sur l'individu avant de le ceinturer et de le plaquer au sol sans ménagement.

A l'issue de cette interpellation, il a été placée en garde à vue dans les locaux de la Section de recherche (SR) de gendarmerie d'Agen.

Selon une source proche du dossier, c'est le parquet d'Agen, vu le caractère sensible de l'affaire, qui a confié l'enquête aux gendarmes de la SR.

Sollicité à plusieurs reprises, le parquet n'avait toujours pas communiqué peu avant 17 heures.

Il s'agit de Hermann Fuster, un employé municipal au Conservatoire de musique et de danse d'Agen où il fait de la manutention et de l'accueil, a-t-on appris auprès du Conservatoire. Originaire du Lot-et-Garonne et né en 1978, il est inconnu des services de gendarmerie.

Le maire de Brax, Michel Bernines (NC), a rapporté à un correspondant de l'AFP que le chef de l'Etat, qu'il venait d'accueillir, "serrait les mains (...) quand tout à coup, une personne qui était au deuxième ou troisième rang, en tout cas qui n'était pas au premier, s'est jetée vers lui, l'a pris par l'épaule, allait vraisemblablement lui donner un coup de poing, je pense, et à ce moment-là, a été retenue par les hommes de la sécurité".

"Manifestement, il était violent", a-t-il ajouté, "il l'a pris violemment par l'épaule (...) et avait bien prévu son coup", a-t-il dit, qualifiant l'incident de "très rapide, très soudain, et pas prévisible".

M. Bernines, qui a regretté que "ce se soit produit à Brax", s'est dit "choqué" car "on doit le respect à la fonction" de président de la République.

Jusqu'alors, personne n'avait réussi à s'en prendre physiquement au président Sarkozy.

En janvier 2009, lors d'une cérémonie de voeux au monde de l'éducation à Saint-Lo, le dispositif de sécurité avait été bousculé par d'importantes manifestations, mais pas le président lui-même. Le préfet de la Manche et un haut responsable policier du département avaient été ensuite limogés.

Dans un autre incident resté célèbre, en 2008, Nicolas Sarkozy avait été oralement pris à partie par un inconnu lors d'un déplacement au Salon de l'agriculture. Alors que l'intéressé refusait de lui serrer la main, lançant au chef de l'Etat : "Toi tu ne me touches pas, tu me salis", celui-ci avait répliqué : "Alors casse-toi, pauv' con".

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