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28/06/2011

Détention des proches du Président Laurent Gbagbo à l'hotel Pergola : Comment l’Onu les a piégés?

Quinze proches du Président Laurent Gbagbo viennent d’être inculpés et écroués par la justice ivoirienne. Selon le procureur d’Abidjan, Simplice Kouadio Koffi : «ces 15 personnalités sont inculpées pour des infractions contre l`autorité de l`Etat, atteinte à sa souveraineté, constitution de bandes armées. Ainsi que pour des infractions contre les biens, commises au préjudice de l`Etat et des institutions financières publiques ou privées".onu.jpg


Quinze proches du Président Laurent Gbagbo viennent d’être inculpés et écroués par la justice ivoirienne. Selon le procureur d’Abidjan, Simplice Kouadio Koffi : «ces 15 personnalités sont inculpées pour des infractions contre l`autorité de l`Etat, atteinte à sa souveraineté, constitution de bandes armées. Ainsi que pour des infractions contre les biens, commises au préjudice de l`Etat et des institutions financières publiques ou privées".
Comment en est-on arrivé à une telle situation ?
Les informations en provenance de la Pergola (Hôtel où sont assignées à résidence ces personnalités) soutiennent que ces personnalités ont été piégées par les Nations unies. En effet, pendant les événements qui ont entraîné le coup d'état de la France contre le Président Laurent Gbagbo, la résidence d’Alcide Djédjé comme d’autres résidences de certaines personnalités de Lmp ont été mises à sac. Face à cette situation, l’ex-ministre des Affaires étrangères a sollicité l’aide des Nations unies pour sa sécurité. Requête à laquelle accède l’Onu. Du siège des Nations unies à New-York, il lui a été demandé d’aller se mettre à l’abri à Sébroko, siège de la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire. Une fois en ces lieux, il soumet, aux responsables onusiens, le cas de certaines personnalités de l’ancien régime. C’est ainsi que pour assurer la sécurité de tous, ils ont été conduits à la Pergola. Ces derniers ne pouvaient, un seul instant, douter de la sincérité de leurs «bienfaiteurs». Hélas ! Puisque leurs malheurs ne font que commencer. Ils sont livrés aux nouvelles autorités ivoiriennes qui décident de les assigner en résidence surveillée. Aujourd’hui, leur sort vient de connaître un coup d’accélérateur. Ils sont inculpés et écroués par la justice ivoirienne. Leurs proches sont indignés. Ils estiment que les Nations unies n’ont pas été sérieuses. «Elles pouvaient leur dire qu’elles ne sont pas en mesure d’assurer leur sécurité. A partir de ce moment, ces derniers trouveraient une autre alternative» font-ils remarquer. Et d’ajouter : «Lorsqu’on disait que les Nations unies étaient de connivence avec ceux qui ont pris le pouvoir, il s’est trouvé des avocats pour les défendre. Dans tous les cas, nous ne sommes pas surpris par cette attitude onusienne». Nous avons tenté en vain de joindre les responsables onusiens en Côte d’Ivoire pour avoir leur version des faits. L’interlocuteur qui était au bout de fil a simplement dit : «Nos responsables ne sont pas, en ce moment, présents. Ils sont en mission à l’extérieur. Nous ne pouvons faire aucun commentaire. Ils sont les seuls à le faire». Il faut dire que Ces personnes avaient été placées en résidence surveillée par le nouveau pouvoir ivoirien à la Pergola, après l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril. «Ceux-ci vont demeurer sur ce site en attendant que soit achevée la réhabilitation des maisons d`arrêt, notamment celle d`Abidjan» indique le Procureur de la République. Parmi ces personnalités figurent l’ancien Premier ministre Gilbert Aké N’Gbo, l’ex-ministre des Affaires étrangères Alcide Djédjé et Philippe-Henri Dacoury-Tabley, qui fut gouverneur de la Bceao.

Yacouba Gbané ( Le Temps )

09:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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