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23/06/2011

Côte d'Ivoire: un pas vers la verité sur les crimes de Ouattara Alassane

Justice: Le procureur de la CPI demandera jeudi à pouvoir enquêter sur la Côte d`Ivoire. Le cas Désiré Tagro sera-t-il élucidé ?


Le bureau de Luis Moreno Ocampo, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi que ce dernier demandera jeudi aux juges, l`autorisation d`ouvrir une enquête sur les crimes contre l`humanité et les crimes de guerre commis en Côte d`Ivoire depuis la dernière élection présidentielle, a constaté un journaliste d’IvoireBusiness.

Dans une lettre datée du 03 mai dernier, Alassane Ouattara avait demandé à Luis Moreno-Ocampo d`enquêter sur les "crimes les plus graves" commis lors des violences qui avaient suivi le second tour de l`élection présidentielle du 28 novembre 2010 et fait près de 10.000 morts.
La notion de crimes les plus graves de Ouattara est aujourd’hui sujette à caution, car des assassinats comme ceux du ministre de l’Intérieur Désiré Tagro, secrétaire général de la présidence sous Gbagbo, assassiné d’une balle dans la tête dans l’antre de l’hôtel du Golf, siège d’Alassane Ouattara, n’ont jamais été évoqués. Le procureur Ocampo qui a promis une enquête impartiale fera-t-il la lumière sur cet assassinat d’un ministre de la République? Wait and see.

Par ailleurs, en vertu du principe de complémentarité, la CPI ne juge des crimes de guerre et des crimes contre l`humanité que lorsque la justice d`un pays ne peut ou ne veut pas le faire elle-même.

Il faut rappeler que la Côte d`Ivoire n`a pas ratifié le Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. C’est Alassane Ouattara qui a personnellement autorisé ces enquêtes.

"Si les juges accordent au procureur l`autorisation d`enquêter, une enquête indépendante et impartiale sera menée sur des crimes présumés commis en Côte d`Ivoire", souligne le communiqué du bureau du procureur de la CPI.

"En se basant sur les preuves collectées au cours de l`enquête, le procureur demandera aux juges des citations à comparaître ou des mandats d`arrêt contre ceux qui sont considérés comme étant les plus responsables des crimes présumés commis en Côte d`Ivoire", poursuit le communiqué.

Selon les ONG CICR, Amnesty international, Human rights watch, au moins un millier de personnes avaient été tuées dans l`ouest du pays par les Forces républicaines (FRCI) d`Alassane Ouattara qui avaient pris Duékoué le 29 mars.
Mais jusque-là, malgré les preuves de l’implication directe de certains com’zones tels que Cherif Ousmane, Ousmane Coulibaly et Eddy Meidy dans ces crimes, aucune arrestation de FRCI n’a eu lieu. Seuls les pro-Gbagbo sont arrêtés par le procureur ivoirien.

C’est la raison pour laquelle ces Ong parlent de justice ivoirienne partiale, orientée et de justice des vainqueurs.

Mardi, le gouvernement ivoirien par la voix du ministre de la Justice, Me Ahoussou Kouadio Jeannot, a annoncé qu’une délégation de la CPI se rendra en Côte d`Ivoire du 27 juin au 4 juillet afin d`"évaluer la situation avant d`envoyer les enquêteurs officiels".

09:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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